L'histoire
Complétement détruit en 1914-1918, la localité fut reconstruite un peu plus bas que son ancien emplacement, et l'église domine
la partie basse. Le ruisseau qui traverse Vaux se nomme le SANGLU, nom peu usité par les habitants, quoiqu'il existe encore
la vallée du sanglier.
Vaux ne se patoise pas et Palameix se prononce 'Palâmé'. Le sobriquet collectif des habitants est : LES CHATS.
Le territoire de 1043 ha est tourmenté dans les fonds, le sol est humide et spongieux. Ce n'est pas à proprement parler un village
agricole puisqu'on compte que 3 agriculteurs.
Avant 1914, Vaux Les Palameix était surtout connu par ses oseraies et sa vannerie célèbre dans toute l'Europe ; aujourd'hui,
cette industrie si prospère est disparue. De plus sur les 1043 ha du territoire on compte 848 ha de forêts, la plupart
appartenant au ministre Calonne.
Ces forêts furent rasées pendant la guerre de 14-18 et ne reprendront que très lentement leur valeur d'autrefois.
Voici les mesures anciennes jadis utilisées à Vaux: le jour de 33 a 78 pour les terres, le franchard de verdun de 25 l 60 pour les
grains et la pièce de Verdun pour 193 l 70 pour les liquides.
Vaux Les Palameix est un des villages tués pour ainsi dire par la guerre. La localité comptait 21 maisons en 1750 et 50 citoyens
actifs en 1789. Sa population était de 254 habitants en 1800 qui augmenta à cause de l'exploitation des forêts et dès l'introduction
de la vannerie. En effet, on trouvait 401 habitants en 1850, 433 en 1870, 312 en 1900 et 237 en 1913; mais après la guerre,
nous voyons 86 habitants en 1923 pour arriver à 63 en 1946 et 46 pour 2000.
Vaux Les Palameix dut être un village heureux, car il n'a pas une lourde histoire. Son nom apparaît pour la première fois en 1105
A cette date, le domaine de Vaux appartenait à la riche Abbaye de Bénédictine de Saint Mihiel qui céda cette terre au comte
de Bar, Ferry, et celui-ci l'incorpora à son comté. Un peu plus tard en 1242, le comte Thiébaut II donne sa charte
d'affranchissement aux habitants.
En 1335, nous voyons Hugues de Ranzières rendre hommage au comte Bar, pour tous les biens qu'il possède au finage de Vaux.
Ensuite au XV° siècle, bien des faits sont embrouillés car l'histoire de Vaux confond avec celle de Palameix qui était une localité
importante, possédant l'Eglise-Mère dont dépendait Vaux.
Au début du XVII° siècle, Palameix et Vaux furent pillés et saccagés par les Croates et les chroniques nous apprennent que ces
soudards furent pourchassés dans les bois de Vaux et de Ranzières par Mme de St Balmont en 1736. A la même époque, une
épidémie de peste décima le village.
Un peu avant les Révolution, presque toute la totalité de Vaux était la propriété du fameux Charles-Alexandre de Calonne, ministre
de Louis XVI et la liquidation de ses biens durant longtemps puisque le Bois Monsieur ne fut vendu qu"en 1817.
Peu d'événement révolutionnaire sont connus, si ce n'est la poursuite de brigands, terrorisant les environs, par les habitants armés
de Vaux ayant à leur tête Jean-Philippe Gouillé officier municipal.
Avant 1790, Vaux faisait partie du Barrois non-mouvant, baillage de Saint-Mihiel et soumis à la juridiction des officiers des
seigneurs. En 1790, il fut compris dans le district de Saint-Mihiel, canton de Lacroix Sur Meuse. Aujourd'hui, la commune fait
partie de l'arrondissement de Commercy, canton de Vigneulles.
Au spirituel, la paroisse, du diocèse de Verdun, appartenait au doyenné de Saint-Mihiel et en 1803 passa au doyenné de Vigneulles.
Elle était, pendant la Révolution, annexe de Ranzières puis fut érigée en cure en 1803, supprimée peu après, rétablie en 1859
jusqu'en 1900, pour redevenir annexe de Ranzières.
Situé dans le fameux saillant de Saint-Mihiel lors de la guerre 14-18, Vaux Les Palameix avait été completement détruit.
L'église, reconstruite toute neuve en 1928, s'élève à l'emplacement de l'ancienne qui datait de 1829, Patron: St Saintin